Journal de Louis Aliot

Louis Aliot, vice-président du Front National et porte-parole du Rassemblement Bleu Marine, est l’invité de l’émission « Zemmour et Naulleau » diffusée sur Paris-Première et M6

Quand Aliot fait son marché !

(L’indépendant 3 juin 2012)

Le candidat aux législatives est le produit de saison sur le marché de la place de la Sardane, au Moulin à Vent. Mercredi matin, Louis Aliot ne manque pas cette figure imposée de la campagne.

Elle débute par une ‘collision’. Jacques Cresta et une dizaine de militants PS s’invitent également. On se toise. Sans un mot. Ni une provocation. Les deux rivaux improvisent même une main tendue. Furtive. “J’ai l’habitude de la gauche sectaire”, lâche le compagnon de Marine Le Pen. “Je ne pourrai jamais dire bonjour à ce monsieur”, assène Tony, historique encarté socialiste. “A une époque, ce genre de rencontres entre militants des deux camps sentait vite le soufre”, se souvient son camarade Bernard. “Désormais, tout cela, c’est apaisé”.

“Bonjour, je suis”…“Je sais qui vous êtes”

En jean et polo, Aliot serpente entre les stands, glisse quelques mots, tend un tract. Maryse, la vendeuse d’oeufs, ronchonne : “J’avais des idées FN, mais je ne supporte pas la façon dont ils ont traité Nicolas Sarkozy. Je regrette leur agressivité envers lui, qui a fait le jeu de Hollande”. Un peu plus loin, le leader frontiste accoste déjà une cliente. “Bonjour, je suis”… “Je sais qui vous êtes”, sourit Chantal, la jeune retraitée. “Je vous souhaite bonne chance, c’est sincère. Depuis dix ans, la situation ne cesse de se dégrader ici. La petite délinquance nous pourrit la vie. Il faut de la fermeté, il faut que ça bouge. On est avec vous”.

Louis Aliot apprécie. Mais, sous le soleil brûlant, il préfère axer son discours sur les méfaits de l’Europe, pas le meilleur ami des petits commerçants. “Louis, vient dire bonjour à ces dames”, interpelle de l’autre côté de la rue, un militant. Sourire et politesse d’usage. Surgit, Sofia, jeune femme d’origine maghrébine. “Vous avez vu ma tête. Je ne vais pas lire leur tract. Ici, il existe une diversité culturelle et des valeurs républicaines que ces gens piétinent”.

“Ce genre de réaction est de plus en plus rare”, minimise Mohammed, le militant contre-feu. “Depuis 2007, on sent sur le terrain que l’attitude des gens évolue. Il y a beaucoup plus de marques de soutien, de reconnaissance”, assure Louis Aliot, qui partage son kilo d’abricots offert par le primeur du coin. Et lui, combien pèsera-t-il dans les urnes ?

Perpignan - Numéro deux du Front national, Louis Aliot défie l’UMP Daniel Mach. Un duel “à droite toute” sur fond d’insécurité. Et un espoir de conquête pour le FN. Reportage.

Gilbert Collard à Perpignan !

(L’indépendant du 30 mai 2011)

C’est devant 150 personnes que l’avocat Gilbert Collard, nouveau visage du Front National et candidat aux législatives dans le Gard, a tenu meeting hier à Perpignan. Après avoir apporté son soutien à Louis Aliot, candidat sur la première circonscription des Pyrénées-Orientales, il a salué le combat de Marine Le Pen qui “a pris la tête d’un mouvement démocratique et républicain qui dérange”. Puis il a cité, certes hors de contexte, tour à tour Gambetta, Clemenceau, Lazare Ponticelli, Michel Rocard, Max Gallo, pour justifier son désir “de patriotisme intransigeant, ni raciste, ni xénophobe”, son combat “contre le communautarisme et le multiculturalisme” et en vantant les mérites de “la régulation de l’immigration pour le respect des immigrés et de notre laïcité”.

Il a aussi appelé de ses voeux à ce que les candidats partant aux législatives sous l’étiquette “Bleu Marine” soient un maximum à siéger à l’Assemblée nationale “car si nous ne sommes pas là, personne ne défendra alors les valeurs du peuple de France”.

Louis Aliot, n°2 du FN, compagnon de Marine Le Pen, espère bien faire partie d’une triangulaire au second tour des législatives avec le PS et l’UMP dans la 1ère circonscription des Pyrénées-Orientales. En 2011, Louis Aliot était déjà pressenti pour devenir conseiller général mais sa courte défaite n’a pas entamé sa détermination.

Louis Aliot et Jacqueline CAMPS en campagne.

TANDEM DE CAMPAGNE

Et de trois. Après ses échecs de 2002 et 2007, le vice-président du Front national et conseiller régional, brigue à nouveau la 1re circonscription catalane et espère cette fois passer le 1er tour. “Il y a une possibilité, l’UMP est mal en point, la gauche éclatée. En cas de triangulaire PS-UMP-FN, je ne suis pas persuadé que Cresta fasse le plein de voix à gauche”, analyse Louis Aliot. Une ‘fenêtre’ dans laquelle il entend s’engouffrer, porté par la ‘vague bleu Marine’.

Désir de conquête 

Pour cela, il a choisi une vieille militante FN, ancienne prof de français, ex-conseillère municipale frontiste, Jacqueline Camps : “Elle a une certaine surface dans le milieu associatif, c’est une convaincue et une grand admiratrice de Marine Le Pen !”. Aliot aurait pourtant préféré s’adjoindre une suppléante harkie qui aurait conforté l’image des frontistes alliés des rapatriés : “Je les avais approchées, mais elles subissent beaucoup de pressions liées à l’UMP locale. Je les ai donc laissées à l’écart”.

Artisan de la dédiabolisation du Front, Aliot passe pour un modéré dans son parti. Qu’est-ce qu’un modéré au FN ? “J’ai toujours été sur la ligne de Marine, explique-t-il. A l’écart des questions qui n’ont rien à voir avec la politique, comme les histoires de Seconde Guerre mondiale, et à l’ouvrage pour la crédibilisation du programme”. Il dit ne pas être d’accord “avec certains propos de Jean-Marie Le Pen que Marine a dénoncé elle-même. Ça fait partie des choses qui nous ont rapprochés”. Il partage la vie de Marine Le Pen depuis trois ans. Ensemble, ils ont acheté une villa à Millas et lui a ouvert un cabinet d’avocat à Perpignan. Ancien 3e ligne de rugby, spectateur à Aimé-Giral, passionné de sports nautiques qu’il pratique avec “une équipe de quadras, un cercle d’amis qui s’élargit”

Louis Aliot invite de La voix est libre 260512 (par FranceOutreMer)

Louis Aliot, candidat du Rassemblement Bleu Marine dans la 1re circonscription des Pyrénées-Orientales, est l’invité de l’émission débat « La voix est libre » sur France 3 Languedoc-Roussillon.

Louis Aliot fait campagne à Perpignan

Louis Aliot en débat à la CGPME 66

(L’Indépendant)

La Confédération générale des petites et moyennes entreprises des P.-O. invite tous les candidats aux législatives à débattre autour des thèmes liés à l’économie : PME, artisanat, commerce, tourisme… Le premier des quatre débats déjà programmés a eu lieu hier matin à Perpignan avec les candidats de la 1re circonscription. Six des seize prétendants ont répondu présent (certains n’ont pu être joints par la CGPME) : Daniel Mach (UMP), Christine Espert (MoDem-Le Centre pour la France), Louis Aliot (FN), Agnès Langevine (EELV) Jean Vila (Front de gauche) et Jean Roque, suppléant de Jacques Cresta (PS).

Echanges

Coût du travail, axe de développement économique pour le département, réforme du statut de l’auto-entrepreneur, agriculture, grande distribution, tourisme, transport… Plusieurs candidats ont appelé à des formes de protectionnisme pour les entreprises françaises et locales et/ou à les privilégier dans les marchés publics : Aliot bien sûr mais aussi Langevine pour une «relocalisation de l’économie», Espert souhaitant «promouvoir le ‘produire en France’ décliné en ‘produire en Pays catalan’», Roque voulant «un effort sur les marchés publics, plus ouverts aux PME et avec des délais de paiement raccourcis». Vila souhaitait voir «augmenter le pouvoir d’achat». Mach insistait : «La crise est là depuis 4 ans mais nous sommes le pays qui s’en sort le mieux. Le reste, c’est du blabla ! Les collectivités pallient aux défaillance du privé pour les entreprises, l’Agglo a investi 30 millions par an. On n’est pas resté inactif». «Vous n’êtes pas resté inactif mais je me soucie de votre efficacité !», intervenait Langevine, proposant de «développer une activité locale autour du solaire, de l’éolien…». «Les P.-O. sont le département le mieux équipé d’Europe en photovoltaïque !», assurait Mach. Evoqués aussi le tourisme où Espert a plaidé pour «retravailler l’image des P.-O.», Langevine pour «accompagner la mutation du tourisme de masse». Mach misant sur «l’arrivée du TGV pour amener des investisseurs» et Aliot comparant l’aéroport de Perpignan à un aéroport «d’un pays d’Afrique».
Division à l’UMP : Fillon ouvre les hostilités contre Copé

La trêve aura duré à peine deux semaines. Au lendemain de la défaite de Nicolas Sarkozy, les dirigeants de l’UMP, la main sur le cœur, avaient appelé à l’unité et décidé d’une direction collégiale, au moins le temps de la campagne des législatives. L’analyse de la défaite réclamée par Raffarin et la guerre des chefs pour le contrôle du parti devaient attendre la fin juin. En déclarant sa candidature à la présidence de l’UMP dans une interview au “Figaro-Magazine” à paraître vendredi 25 mai au motif qu’”il n’y a plus de leader naturel à l’UMP”, François Fillon en a décidé autrement…

La guerre Fillon-Copé fera-t-elle le jeu d’Alain Juppé, fondateur de l’UMP, qui se verrait bien en pape de transition ?

Electeurs, ouvrez les yeux ! Rejoignez le rassemblement Bleu Marine !